jhm 20 avril 2008
L'école de la solidarité
des LézArts
Revenu de son séjour annuel au Niger, Patrick Baumann pense déjà à son prochain départ.
A l'origine du collectif LézArts Humanitaire, celui qui s'engage pour la scolarisation des enfants
Peuls du Niger n'est pas prêt de s'arrêter.
Contrairement à la croyance,le lézard ne... lézarde pas forcément. Et encore moins lorsqu'il s'agit d'un LézArt Humanitaire.
Ainsi, lorsque Patrick Baumann se rend sous le soleil nigérien, il ne perd pas une minute de son précieux temps. Ancien président
du collectif LézArts Vivants, le Riaucourtois s'engage depuis plusieurs années au sein de l'ONG LézArts Humanitaire.
L'essentiel de l'activité de cette organisation se concentre au Niger, où l'animateur passe généralement près de quatre mois par an.
C'est pour faciliter la sédentarisation des Peuls Wadaabé - éleveurs nomades du nord du Niger
- que Patrick Baumann s'investit dans le collectif. Il existe en effet un projet de développement global de cette communauté de nomades.
Sur place, les bénévoles sont très sollicités. Beaucoup d'activités ont été menées comme la mise
en place d'une banque céréalière, d'un atelier d'engraissement pour les bêtes ou encore le développement de l'artisanat.
Prochain départ en octobre Depuis 2003, les LézArts Humanitaires s'investissent dans l'action
éducative en faveur, notamment, de la scolarisation des enfants.
Le collectif a donc entrepris la construction de plusieurs écoles. Chaque mois, tout est
organisé pour que les enseignants reçoivent une “prime de brousse”, afin de leur assurer un salaire décent.
«Lorsqu'on est là bas, explique Patrick Baumann, on emploie des locaux, on achète du matériel
de construction sur place et on propose aux personnes de s'impliquer». Pas question de les
assister, l'objectif est plutôt de leur montrer la voie et de travailler ensemble.
L'année dernière, alors qu'une équipe se préparait à partir afin
d'assister à l'assemblée générale des Peuls (où étaient attendues près de 10 000 personnes),
la manifestation a dû être annulée.
En cause, les problèmes survenant au Nord du pays avec les Touaregs. Qu'à cela ne tienne,
les LézArts se rendront tout de même au Niger pendant
trois semaines. L'équipe médicale soignera d'ailleurs plus de
350 personnes. La construction d'une nouvelle salle de classe à Dilafata sera également lancée.
Prochain départ en octobre pour la construction d'une nouvelle école, à Inagoungour, en partenariat
avec la Ligue de l'enseignement.
L. V.
LézArts solidaires Pour mener à bien tous ces
projets, le collectif LézArts Humanitaire compte sur plus
de 300 donateurs. Et sur son grand frère, le LézArts Vi-
Vants, dont Patrick Baumann
est l'ancien président. Hier soir, LézArts ViVant organisait
un concert à la salle des fêtes. A l'affiche The Rockers, Lorenzo Sanchez et Headake.
Les bénéfices de la soirée seront reversés au LézArts Humanitaire.
Entre les deux collectifs, c'est sûr, “y’a pas de lézard” !
Pour plus d'infos sur les LézArts Humanitaires :
lezarts.humanitaires@wanadoo.fr
jhm 24 mai 2008
Le LézArts humanitaire
soutenu par les écoles
La quinzaine de l’école publique, organisée par la Ligue de l’enseignement,
a choisi de soutenir cette année l’action menée par le collectif LézArts
humanitaire qui oeuvre pour la scolarisation des enfants au Niger.
“Pas d'école, pas d'avenir”.
Le slogan de la quinzaine de l'école publique ne peut pas mieux tomber. Surtout
cette année où la Ligue de l'enseignement a choisi de soutenir
le projet du collectif LézArts humanitaire qui oeuvre depuis
déjà un certain nombre d'années pour la scolarisation des
enfants du Niger et plus précisément ceux du peuple Peul, nomades du nord du Pays. «La
quinzaine de l'école publique a pour vocation de collecter des
fonds qui vont servir à la scolarisation dans les pays en voie de
développement», soulignait mercredi soir Yves Guillaume, le
président de la Ligue, qui accueillait dans ses locaux chaumontais Patrick Baumann, animateur du LéZarts humanitaire.
«Nous avons fait le choix de soutenir un projet haut-marnais», indique Yves Guillaume.
La collecte dans les écoles publiques du département a eu lieu du 12 au 15 mai et ce sont
«entre 2 000 et 3 000 €» qui vont être collectés lors de cette opération.
Et ce sont 4 000 € qui seront attribués au collectif humanitaire
afin de l'aider à poursuivre ses projets de construction
d'écoles au coeur d'un pays comptant parmi les plus pauvres de la planète.
C. C.



